Par Pierre

4 juin 2015

Le finnois, ou l’intérêt d’apprendre une langue rare

Le finnois occupe une place un peu à part dans mon apprentissage. Langue rare et méconnue, parfois citée parmi les plus difficiles au monde, elle est dans tous les cas entourée d’une aura de mystère. C’est sans doute ce qui fait son charme et ce qui m’a amené à m’y intéresser pendant mes études. Quelques années plus tard, je suis en mesure de lever le voile et de vous présenter le finnois tel qu’il est réellement.

Pour m’amuser un peu, je structurerai cet article autour de questions fréquemment entendues par les finnisants (personnes apprenant ou parlant le finnois) et posées tant par des Français que par des Finlandais. Pour plus de réalisme, imaginez l’air incrédule de l’interlocuteur, qui n’en revient toujours pas que vous ayez pu choisir une langue aussi peu ordinaire.

« Le finnois, ça ressemble à quelle langue ? »

Le finnois fait partie de la petite famille des langues finno-ougriennes, majoritairement parlées en Hongrie, en Finlande, en Estonie et en Russie. Le finnois est donc plutôt proche de l’estonien et du carélien, ce qui en règle générale n’avancera pas beaucoup la personne dont vous êtes censé éclairer la lanterne.
Le finnois est également apparenté à d’autres langues d’Europe, comme le hongrois ou le same (ou plutôt : les langues sames), mais il n’y a pas d’intercompréhension.

Répartition du finnois
Répartition de la langue finnoise. Elle est majoritaire dans les zones en bleu foncé et minoritaire dans celles en turquoise.

Profitons-en pour briser un mythe très répandu : non, le finnois ne ressemble pas au suédois. Les deux pays ont beau être voisins, leurs langues sont totalement différentes. Sachez toutefois que la Finlande a fait partie du Royaume de Suède jusqu’en 1809, date à laquelle elle a intégré l’Empire russe. Cette longue histoire commune a néanmoins fait de la Finlande un pays officiellement bilingue, où un peu plus de 5 % de la population a le suédois comme langue maternelle.
Si vous tenez réellement à chercher des similitudes avec des langues voisines, sachez que le finnois a emprunté certains mots au suédois et au russe, mais les a transformés au point de les rendre difficilement reconnaissables. Pour vous donner un exemple simple, le suédois Franska (France) a donné Ranska en finnois, ou encore kaffe (café), écrit kahvi par les Finlandais.

Ce caractère isolé, exotique, fascine tout autant qu’il effraie et nourrit de nombreux fantasmes sur un pays principalement connu pour Nokia, le heavy metal et le Père Noël. J’en profite, au cas où : non, il n’y a pas d’eskimos ni d’ours blancs en Finlande !

Pourquoi « finnois » et pas « finlandais » ?

Le français établit entre ces deux termes une différence nette quoique difficile à saisir. L’adjectif « finlandais » désigne le pays et ses habitants, qu’ils soient de culture finnoise ou suédoise. Le mot « finnois » se rapporte quant à lui au peuple finnois lui-même, à sa culture et à sa langue.
Les Finnois vivant en Finlande sont donc des Finlandais, mais tous les Finlandais ne sont pas des Finnois !

Helsinki
Un panorama nocturne aussi beau qu’original d’Helsinki, capitale de la Finlande.

« Il paraît que c’est impossible à apprendre »

Le finnois se traîne en effet une réputation de langue si difficile que seuls les Finlandais seraient capables de la parler. Je vous rassure, ce n’est bien évidemment pas le cas. Je sais cependant que je n’y couperai pas, donc autant prendre les devants : à l’inévitable question « le finnois est-il si difficile ? », je donnerai une réponse qui ne satisfera personne : oui et… non.
Il faut garder à l’esprit que le finnois est une langue très différente du français. Elle vous paraîtra donc difficile si vous ne vous débarrassez pas de vos réflexes liés à votre langue maternelle. C’est d’ailleurs un passage obligé lorsqu’on attaque pour la première fois une langue très éloignée du français : il faut laisser tomber tous ses repères et penser la phrase de manière totalement différente.

Le finnois, c’est simple

Voyons quelques points qui font du finnois une langue plus facile à apprendre qu’il n’y paraît :

  • Une prononciation quasi-phonétique : une vraie bénédiction. Si vous connaissez les règles, alors vous savez prononcer tous les mots. De la même manière, l’accent tonique est toujours sur la première syllabe. Il faut tout de même veiller à bien prononcer la a, assez fermé, et le ä, une sorte de a français plus ouvert. Il faut également faire attention aux voyelles longues : par exemple, tuli (u court) veut dire « feu » et tuuli (u long), « vent ». Les consonnes redoublées se prononcent : par exemple, paikka (endroit) se dit païk-ka.
  • L’harmonie vocalique : sous ce joli nom se cache une règle bien pratique. Certaines voyelles ne peuvent se trouver qu’avec d’autres voyelles bien précises. Par exemple, un a ne sera jamais dans le même mot qu’un ö. On a donc peu de chances de se tromper à l’écrit.
  • Pas de genre : vous n’arrivez pas à retenir le genre des noms ? Le finnois est fait pour vous. Il n’existe ni masculin, ni féminin et les verbes et adjectifs ne s’accordent jamais en genre.
  • Peu de temps grammaticaux : le finnois ne connaît ni le futur, ni la distinction imparfait / passé simple du français.
  • Une grammaire globalement régulière : si je vais bientôt revenir sur la difficulté de la grammaire, il faut admettre que les exceptions sont assez peu nombreuses. Il y en a, mais on est loin de ce casse-tête qu’est le français. Les verbes irréguliers sont également très rares.

Le finnois, au secours

Le paragraphe que vous attendiez tous. Passons en revue les difficultés qui attendent tout aspirant finnisant :

  • Les déclinaisons : le finnois comporte quinze cas. J’aimerais vous dire que je plaisante, mais ce n’est pas le cas (pardon). Dans les faits, ce n’est pas aussi difficile que ça en a l’air et certains cas ne se rencontrent que dans des situations très précises.
  • L’alternance consonantique : selon moi, LA difficulté du finnois. En gros, chaque mot possède un « degré fort » et un « degré faible », qui sont utilisés dans les déclinaisons et qui affectent les consonnes p, k et t qu’il contient. Ainsi, paikka (degré fort) au nominatif donne paikan (degré faible) au génitif : vous remarquerez qu’un k a disparu en cours de route. J’ai pris un exemple simple pour ne pas vous perdre, mais sachez que de nombreuses crises de nerfs vous attendent.
  • Des bizarreries à apprivoiser : comme je vous le disais plus tôt, l’apprentissage d’une langue exotique oblige à perdre des habitudes bien installées. Le finnois n’y coupe pas et présente quelques étrangetés, dont voici un florilège : le verbe « avoir » n’existe pas, on n’utilise pas le pluriel après les chiffres pour compter, mais un cas appelé le partitif, la négation se fait au moyen d’un verbe (ei), il existe plusieurs formes d’infinitifs…
  • Objet partiel, objet total : je ne rentrerai pas dans les détails, mais c’est un détail que les non-finnophones ont énormément de mal à maîtriser. Pour exprimer l’objet d’une action, on utilise parfois le partitif, parfois le génitif. Dans certains cas, on devine vite lequel des deux cas employer, dans d’autres en revanche, il faut développer une sorte de sixième sens.

Au diable les habitudes

Finalement, vous voyez que les points positifs et négatifs s’équilibrent : fondamentalement, le finnois n’est ni facile, ni difficile, juste différent. Je me permets à nouveau d’insister sur ce point et de le généraliser : apprendre une langue différente du français, c’est se rendre compte que d’autres personnes, à travers leur langue, peuvent concevoir le monde d’une manière parfois très différente de la nôtre.

Turku
La ville de Turku, située au sud-ouest du pays, fut la capitale de la Finlande jusqu’en 1812.

« Mais pourquoi apprendre le finnois ? »

Etrangement, vous entendrez plus souvent cette question dans la bouche de Finlandais que de Français. Complexe d’infériorité ? Sans doute. La Finlande est un petit pays de 5 millions d’habitants, indépendant depuis 1917 seulement. Dans ces conditions, ils ne comprennent pas que des étrangers, surtout venant d’un « grand » pays comme la France, perdent leur temps à s’intéresser à une culture aussi modeste. Les Finlandais sont en réalité très fiers de leur culture et de leur histoire, notamment de leurs exploits militaires lors de la Seconde Guerre mondiale : la Finlande est l’un des rares pays d’Europe orientale à ne pas avoir été annexé ou transformé en Etat satellite par l’URSS, malgré de lourdes pertes territoriales. Parlez un peu histoire avec des Finlandais et ils finiront inévitablement par aborder ce sujet.
Cette attitude réservée fait qu’il est parfois difficile de parler finnois, puisque les Finlandais préféreront généralement vous répondre en anglais, langue qu’ils maîtrisent très bien. Ne vous laissez pas décourager, car il suffit souvent de quelques phrases bien placées, même dans un finnois hésitant, pour gagner leur admiration.

Les bénéfices d’apprendre une langue rare

Je suis convaincu qu’il est important de maîtriser certaines langues majeures comme l’anglais, l’espagnol ou le russe, qui permettent de communiquer avec un grand nombre de personnes sur la planète. Cependant, mon apprentissage du finnois m’a fait prendre conscience de la richesse qu’apportent les langues plus rares et confidentielles, surtout si vous vous intéressez à un pays en particulier. Vous ne comprendrez vraiment ses habitants que si vous connaissez des rudiments de leur langue.
La langue n’est pas qu’un outil, c’est aussi et surtout le cadre d’une vision du monde, d’une manière de concevoir les choses. Je prendrai en exemple le terme finnois sisu, intraduisible en français, que les Finlandais utilisent pour décrire l’esprit de persévérance et de ténacité propre à leur peuple. C’est le genre de concept, propre à une culture, qui restera à jamais étranger à qui n’en apprend pas la langue.
Je conclurai ce paragraphe sur une belle citation de Nelson Mandela, qui résume bien mieux que moi cette idée et qui vous permettra de briller en société par la même occasion :

Si vous parlez à un homme dans une langue qu’il comprend, cela entre dans sa tête. Si vous lui parlez dans sa langue, cela va droit dans son cœur.

Mini-guide de survie en territoire finlandais

Si vous partez en Finlande, voici quelques mots qui vous seront utiles pour briser la glace avec des Finlandais. Les extraits audio proviennent tous du Wiktionary.

Hyvää päivää : bonjour (assez formel)

Hei : bonjour, salut (plus neutre)

Moi : salut (amical)

Pour dire au revoir, rien de plus simple : il suffit de dire hei hei ou moi moi, voire
heippa ou moikka.

Kiitos : merci

Kippis : santé (pour trinquer)

Les Finlandais sont peu protocolaires, ne vous étonnez donc pas si un inconnu vous salue par un hei et vous tutoie. En retour, rares seront les personnes que vous aurez besoin de vouvoyer. Si vous voulez en savoir plus sur les salutations, je vous invite à consulter cet article, aussi complet qu’amusant.

Que vous envisagiez d’apprendre le finnois ou tout simplement de visiter la Finlande, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon voyage, autrement dit : hyvää matkaa!

Crédit images : Visit Finland, Wikimedia Commons, Jonas Tana, Janne Heinonen.

Pierre

Fondateur du Monde des Langues, j'aide les passionnés de langues à devenir plus autonomes et à atteindre leurs objectifs. J'ai eu l'occasion d'apprendre l'allemand, l'anglais, le finnois, l'italien et le japonais.

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  1. Un certain nombre de points évoqués me rappellent le turc. Alors, pour une personne qui connaît le turc, est-ce une facilité d’apprendre le finnois (ou vice-versa?). Intéressant en tout cas 🙂

    1. Difficile à dire, je ne connais pas le turc !
      Il arrive que deux langues n’ayant aucun lien entre elles présentent des similitudes (fortuites), qui permettent de passer plus facilement de l’une à l’autre. Si tu parles turc, certaines caractéristiques du finnois comme l’harmonie vocalique ou l’agglutination doivent en effet te paraître assez simples.

    2. Le turc et le finnois sont classés dans le groupe ouralo-altaïque, subdivisé en deux sous-groupes : le turco-mongol et le finno-ougrien. Il y a donc des ressemblances entre toutes ces langues, mais aussi de notables différences. Souvent ces langues n’ont pas d’article défini, et sont de type agglutinant. La plupart de celles du sous-groupe finno est accentuée sur la première syllabe. Il semble y avoir plus de ressemblance entre le hongrois et le turc, par exemple dans la conjugaison , comme l’emploi de l’infixe hat/het et abil/ebil pour indiquer la possibilité. Les Turcs ont occupé la Hongrie mais n’ont jamais été en Finlande.

  2. Heippä,

    Bravo pour ce très bon article. Je suis touché de voir que nous partageons la même vision du finnois et des langues étrangère en général. Mon apprentissage du finnois se fait très lentement (et j’ai un peu honte de dire qu’après deux ans et demi de vie en Finlande je suis toujours incapable de tenir une conversation) mais je prends toujours autant de plaisir à découvrir ses bizarreries et ses subtilités.
    Merci pour le lien vers mes leçons. Je tacherai de vous rendre la pareille dans un prochain article.

    Nähdään pian.

    1. Hei Miko,
      De rien ! Je suis tombé un peu par hasard sur tes leçons de finnois et je les ai trouvées très intéressantes. C’est en effet une langue dans laquelle il est dur d’atteindre un bon niveau si on ne s’y met pas très sérieusement. Certaines idées sont exprimées grâce à des nuances très fines (ordre des mots, objet au génitif ou au partitif, nombreux usages des cas…), qu’il faut apprendre à reconnaître. C’est ce qui fait la beauté et la concision du finnois !
      Moi moi!

  3. Merci pour cet article intéressant. J’ai une expérience assez similaire avec le slovaque (que j’apprends plus par nécessité parce que j’habite en Slovaquie, mais que j’aime beaucoup) : certes, il est plus proche du français et il est apparenté à des langues plus connues, mais il est à peu près aussi parlé que le finnois et est aussi considéré « difficile » (mais je crois que dans tous les pays, les gens sont persuadés de parler l’une des langues les plus difficiles au monde). L’un des bénéfices de connaître une langue peu courante, c’est que les Slovaques sont toujours agréablement surpris de m’entendre parler leur langue (quoique certains ont été étonnés que je l’apprenne – apparemment habiter en Slovaquie n’est pas une raison suffisante), et ça fait toujours plaisir d’entendre dire « Je n’ai jamais rencontré d’étranger qui parle aussi bien slovaque que toi » (même si je crois que la plupart des compliments que je reçois sont exagérés).

    Pour les difficultés du finnois (que j’avais vaguement essayé d’apprendre il y a longtemps), on pourrait aussi mentionner les grandes différences entre la langue écrite et la langue parlée, non ?

    1. Il est vrai que le slovaque et le tchèque sont réputés pour leur difficulté. Je pense simplement qu’il faut savoir se détacher de notre perfectionnisme français : inconsciemment, « parler une langue » équivaut pour nous à savoir écrire un livre dans cette langue, tout en connaissant les plus fines subtilités de la grammaire. C’est tout simplement absurde et décourageant. En se fixant des objectifs plus réalistes, on peut très bien, dans un premier temps, arriver à un niveau basique de conversation.
      « mais je crois que dans tous les pays, les gens sont persuadés de parler l’une des langues les plus difficiles au monde » : je ne peux que confirmer !

      Je suis d’accord également concernant le fossé qui existe entre le finnois standard (kirjakieli) et le finnois oral (puhekieli). Les Finlandais se demandent d’ailleurs souvent pourquoi nous apprenons une langue aussi formelle, avec des détails de grammaire qu’ils ne connaissent même pas !

      1. Hei! À mon avis aussi: c´est la langue parlée que un étranger devait étudier et apprendre. C´est la cléf pour la communication.

          1. Hei, Pierre! Et surtout: le finnois oral est moins lourde que la langue yleiskieli.

            « Heipä hei » on kyllä selvää suomea!

      2. J’espère ne pas pondre un commentaire complètement hors-sujet, ne parlant pas le finnois (même si c’est une langue que je trouve superbe, dans un pays magnifique qui plus est, je m’y mettrai sans doute un jour), mais je pense que la langue orale et écrite sont tout aussi importante. Certes, il faut connaître la langue orale pour pouvoir communiquer avec ses locuteurs, mais il est également passionnant de pouvoir se plonger dans une langue à travers sa littérature, et de ce point de vue, un peu de classique ne peut pas faire de mal 😉

        1. Je suis d’accord pour l’équilibre entre langue écrite et langue orale. Les deux se nourrissent mutuellement, en négliger l’une revient à progresser moins vite dans l’autre.

  4. Excellent ! Pourrais-je juste rappeler que salut cela s’ecrit « heippa » et non « heippä ». Tout petit détail mais comme vous savez en finnois ca compte. 😉

    1. Merci pour excellent article . Heippa tout seul le mot sans point sur ´a ´ et ´heippa hei ´ avec point sur ´a ´ ( excuse le lettre pas dans mon iPad ) l’article très intéressant . Sisu je croyais synonyme de ´ opiniâtre .Pirjo Kluger

  5. Moi

    J’adore la finlande, les pays nordiques en générale et les langues que peu de gens parlent (j’ai pas dis une centaine, mais simplement une langue que l’on ne peut parler que dans le pays qui le parle, pas comme l’anglais que je me refuse à apprendre pour la simple raison que je déteste cette langue et que je n’aime pas comment au fil de ses dernières années ont nous l’a imposé).

    Certains d’entre vous semble avoir réussi à apprendre le finnois ! Bravo. Je ne pense pas que ce soit une langue si difficile que ça. Je pense justement que tous les langues sont plus ou moins toutes égales sur le point de l’apprentissage. Il suffit juste d’avoir de la rigueur, de la patience et trouver des gens avec qui parler la langue.

    Moi j’aimerai bien savoir comment, où vous avez appris le finnois ? ça fait un moment que je cherche comment et je n’y parviens pas.

    J’ai déjà commencer avec l’alphabet depuis un moment, je sais compté (pas très utile pour débuter une conversation mais s’est déjà mieux que rien, je sais dire deux trois trucs comme : Moi, mitä kuuluu ?
    Kiitos, Hyvää yötä, rakastan sinua, rakkani (la d’ailleurs on peut voir un autre exemple de ce que tu expliquer avec les degrés fort et faible : rakkani -> rakastan.), Olen yksin …)

    J’aimerai vraiment apprendre le finnois.
    J’ai découvert grâce à un séjour en Italie (langue que d’ailleurs je parle assez bien pour entretenir une bonne conversation) une passion pour les langues. Il m’arrive aussi de créer des conlang à mes heures perdues.

    Du coup je parle le français, l’anglais (un peu bien que je n’aime pas du tout cette langue), Italien (ma grande passion), un peu Espagnol (Je comprends le catalan aussi).
    J’aimerai bien apprendre l’espagnol (plus en profondeur), le finnois, le suédois, l’islandais, l’arabe (bien que j’hésite encore), le polonais (même chose que pour l’arabe, le polonais me fais plus peur que le finnois, je ne sais pas pourquoi, probablement à cause de ce diphtongue « ćś » et d’autre lettre dans le genre), le portugais, et d’autre langue probablement, mais pour l’instant je pense que s’est un bon début, bien que je pense que celui qui le voudrai serait capable d’apprendre un grand nombre de langues (s’il arrive à en maîtriser quelques unes et à parler les autres suffisamment pour parler convenablement).

    Bref trêve de blabla.

    Comment avez-vous fait pour apprendre le finnois ??

    Kiitos
    Moikka.

  6. J’aimerais tellement apprendre cette magnifique langue assez WTF il faut le dire. Mais je pense que atteindre un niveau B2 en finnois c’est possible mais atteindre un niveau bilingue c’est presque impossible. Je me demande comment une langue si  » compliqué  » peut exister mdr

    1. Il n’est pas impossible d’atteindre un niveau bilingue en finnois et cette langue n’est pas plus dure qu’une autre. Ce qui va vraiment faire la différence, c’est : est-ce que tu auras un intérêt réel à atteindre un niveau plus avancé que B2 ? Par exemple, si tu vis dans le pays et que tu parles finnois au quotidien, ça n’a rien d’insurmontable.

      1. Ah d’accord merci 🙂 mais moi je totalement perdu avec tous les cas de déclinaisons et tout c’est trucs qui sortent complètement de ma logique. Il y a même des choses de cette article que je n’ai toujours pas compris comment l’objet partiel et l’objet total je sais toujours pas ce que c’est. Je pense que je vais m’acheter Assimil du finnois parceque juste sur Internet sur des sites je pourrais jamais apprendre la langue sérieusement.
        Enfin bref, merci pour votre réponse, bonne continuation, et à bientôt 🙂

        1. Habituellement l’objet au partitif sera pour une action en cours, et l’objet au génitif ou nominatif pour une action achevée.
          Syön omena(n) : je mange une pomme en entier
          Syön omenaa : je suis en train de manger une pomme…ou je la mangerai.

          Au passé : söin omenan : j’ai (fini de) mangé une pomme
          söin omenaa : je mangeais une pomme…
          Enfin c’est la base, cela se complique quand on dit olen syönyt omena / olen syönyt omenaa…car c’est alors plus subtil…
          En finnois parlé on emploie le passif…
          En finnois on modifie le complément d’objet plutôt que le verbe.
          A la forme négative seul le partitif est employé :
          En syö omenaa.
          Mangez des pommes ! devrait donc se dire Syökää omenat !

  7. Hei!
    Je ressens les mêmes doutes linguistiques et les mêmes plaisirs que toi, ayant décidé d’apprendre l’estonien depuis deux ans. Objet total et objet partiel, des déclinaisons irrégulières (que n’a pas le finnois), bref le plus difficile mais également le plus passionnant ! Je parviens à m’exprimer en estonien, surtout en dehors de la capitale Tallinn où les Tallinnois passent très vite à l’anglais, ou avec des personnes qui ont connu l’occupation soviétique , période où on leur répétait que l’estonien est une langue inutile, que personne ne peut apprendre et autres balivernes. Ils sont ravis qu’un étranger puisse essayer de parler leur langue. Et leur sourire est d’autant plus radieux dans un pays où exprimer ses sentiments relève de la gageure !
    Dans les quelques mots ou phrases que vous avez utilisés, je retrouve des équivalents en estonien, même si le sens a évolué un peu : kiitos, merci est de la même famille que kiitus, louange, approbation.

    nägemiseni, näkemiin!

  8. Bonjour,
    J’étudie le japonais depuis 30 ans.
    Je suis étonné de voir des ressemblances avec le finnois (d’après ce que vous exposez) et cette approche d’un peuple par l’apprentissage de sa langue qui est vrai.
    Je crois que je vais me mettre au finnois.

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